Délices et cœur brûlé

c’est l’histoire de Mlle K, une jeune fille très amoureuse de Monsieur C.

« Ach!… Ihr! Deutsche!! Ihr könnt feiern!!! »*

collage2L’Allemagne (nom officiel : République fédérale d’Allemagne. Quelquefois abrégé en RFA), en allemand Deutschland (Bundesrepublik Deutschland ou BRD), est un pays d’Europe de l’Ouest entouré par la mer du Nord, le Danemark et la mer Baltique au nord, par la Pologne et la République tchèque à l’est, par l’Autriche et la Suisse au sud et par la France, le Luxembourg, la Belgique et les Pays-Bas à l’ouest. Avec plus de 81 millions d’habitants recensés en 2009, l’Allemagne est le pays le plus peuplé de l’Union européenne.

L’Allemagne ressemble à un vaste terrain vague, plutôt gris. Il s’y cache les derniers écolo-communistes européens, en haut de grandes tours en béton des années 50.
Ces gens sont communément appelés Allemand (e)s. L’Allemand est un animal étrange portant des socquettes dans ses Birkenstock® sur les plages de la côte d’Azur au mois d’Aout. L’Allemande est blonde aux yeux bleus et ne s’épile jamais. Les Allemands ne sont pas du tout pudiques, ils sont souvent nus car ils se sentent très proches de la Nature.
Ce peuple est connu pour sa « rigidité ».collage4
Les Allemands parlent d’ailleurs une langue « dure, gutturale, une langue de militaire… » ponctuée d’interjections telles que « Ach ! » et « Ja wohl ! »collage3
1194623-the-cup-of-dark-beer-isolated-on-white-backgroundLeurs rites alimentaires se résument à un breuvage fermenté de couleur foncée, appelé Starkbier ou Bockbier, bière sombre et puissante qu’ils épongent de temps en temps avec une Bratwurst (saucisse de porc ou de bœuf grillée), et éventuellement un sandwich de Pumpernickel (pain noir très dense) au Frischkäse (équivalent en France : St Morêt® ou Petit Kiri®).
Il semblerait que l’Allemagne ne connaisse pas de traduction au mot très français « Gastronomie ». Néanmoins on saurait qu’une certaine fête de la bière se tienne dans quelques grandes villes du pays, comme à Munich, une fois l’an, et équivaille à une sorte d’Omnivor Food Festival version Liquide…

Je vous encouragerais donc à passer-outre vos aprioris rétrogrades sur l’Allemagne,  si vous en avez.collage5

Le Stube

Et si je peux bien vous donner un coup de pouce pour commencer, c’est en vous indiquant cette adresse au cœur de Paris, entre la Comédie Française et la Bourse, où vous pourrez venir découvrir l’existence d’un mot récemment découvert « die Kochkunst » (= die Gastronomie). En take-away ou sur place, Gerhard Weber, le chef du lieu, passionné par la pâtisserie depuis le jour où il a su tenir sur ses deux pattes arrières, a commencé par pratiquer dans un petit village au nord de Frankfort pour venir s’implanter dans la capitale française, juste après la guerre franco-prussienne (en 1986). Il ouvre d’abord une première pâtisserie (le Stübli, spécialités : Allemandes et Alsaciennes) puis, il y a un an, le Stübli se transmutationne en le Stube (= le Stübli=le salon, le bavarois en moins)
On y mange quoi ???…
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Des curry-Wurst (mais pas que !!) délicieuses et revisitées tout exprès pour la parisienne soucieuse de son gras du bide, saucisses pure bœuf fabriquées par un artisan de là-bas, pochées et accompagnée d’une sauce à base de légumes frais et de curry, des Bretzel frais avec des dips home-made, des assiettes où se mêlent une très bonne Kartofel (pomme de terre) cuite au four en croûte de sel, servie avec des Harengs Bismarck, du jambon fumé de la Forêt Noire, des Strudels aux légumes ou à la viande, une Sauerkraut ( choucroute douce), des pâtisseries telles que la Linzertorte (traditionnelle tarte sablée à la marmelade de framboise), des Streusel (sorte de crumble que j’avais pour coutume d’appeler « croute de chou fleur » quand petite je me rendais à Cologne), le célèbre Apfelstrudel… etc. Le tout, bien sûr, arrosé d’une Beck’s ou d’une Fritz-Limo. On snacke copieusement et équilibré pour moins de 10 euros avec boisson.
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De plus, vous pourrez entendre parler cette langue inhabituelle qu’est celle de nos voisins germaniques, vous pourrez même observer l’Allemand dans son habitat naturel reconstitué car il y en a beaucoup qui s’y promènent en liberté… ouvrez-les yeux, tendez l’oreille… vous serez peut-être étonné de percevoir quelques bribes de conversation dans une langue douce qui ressemble plus à celle de Goethe ou de Zweig qu’à celle d’Adolph.
Si vous n’avez encore jamais osé faire le mur et poser le pied de l’autre côté de l’ex-frontière, je ne peux que vous inciter à vous acclimater gentiment à cette culture en prenant le métro jusqu’à Pyramide ou Palais Royal… l’assiette saura certainement vous faire revisiter vos positions chauvinistes.
Et puis le chef Gerhard vous parlera français avec son imperceptible et  charmant accent, vous verrez, vous allez vous y sentir comme chez vous… ou presque !

bière et allemands

Le Stube, 31 rue de Richelieu
Tél : +33 (0)1 42 60 09 85
http://www.lestube.fr/

Ouverture : Lundi de 10h à 15h30/ Mardi au Samedi de 10h à 21h

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1 Comment

    Je ne peux que confirmer tout ce que tu dis, sur le Stube, du moins ! C’est ma cantine des vendredis, et en plus, le chef est charmant et d’une gentillesse… On y est chez soi.

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