Lexique de Délices et coeur brûlé
Avertissement: les définitions qui suivent ne sont qu’une tentative de Mademoiselle K. Elles ne sont surtout pas à considérer comme littérales. Eviter d’y piocher dans le cadre d’une thèse ou d’un devoir standard.
DELICES ET CŒUR BRULE :
Livre de cuisine et d’amour écrit entre juin 2008 et juin 2009 par une certaine Mademoiselle K, qui aime la cuisine, les hommes et le chocolat. Délices et cœur brûlé comprend une centaine de recettes gourmandes et sensuelles organisées selon le profil amoureux de 15 garçons qui ont croisé la route de Mlle K et inspiré sa cuisine.
MADEMOISELLE K :
Jeune parisienne de 23ans à ce jour, actrice et passionnée de cuisine, un peu « bizarre » mais pas complètement tarée. Mademoiselle K se fait parfois appeler Super K ou Birdy.
MONSIEUR C :
Jeune homme un peu plus âgé que Mademoiselle K, comédien, ressemblant de près, à l‘image qu‘elle s‘était faite du prince charmant. Monsieur C marqua un tournant décisif dans la vie de Mlle K, à l‘aube de ses 22ans, lorsqu‘il décida de la quitter.
MUNI :
Amie de Mademoiselle K. Jeune graphiste particulièrement talentueuse, illustratrice, Franco-suisse et un peu chabrak. Muni + Birdy= forever.
CHOUETTE ! :
Interjection souvent employée par Mademoiselle K. Peu de gens savent utiliser le mot « chouette » à bon escient. Ne jamais sous-estimer quelque chose ou quelqu’un de « chouette », c’est rare et précieux…
HE HE HE ! :
Rire un peu coquin de Mlle K parfois un peu idiot aussi, témoignant une marque d’ironie voire de temps en temps d’autodérision…
MIAM MIAM :
Expression traduisant la satisfaction des sens, comblés par un délice.
SENSUEL :
A la fois rond, doux et voluptueux. Un met sensuel emplit le corps d’une plénitude qui met tous les sens en éveil.
MOELLEUX :
Le moelleux se dit d’une texture nuageuse à peine résistante, plutôt douce et fondante. C’est une chose sécurisante et rassurante, dans laquelle on se sent comme chez soi. On n’est jamais agressé par le moelleux, c’est une valeur sûre.
CROUSTI-FONDANT :
A la fois croustillant et fondant, le crousti-fondant est particulièrement sensuel comme concept. On citera comme exemple du crousti-fondant: les gros chichi portugais roulés dans un sucre brun à la cannelle, les pommes dauphines faites maison ou encore un pain perdu, joliment caramélisé…
ORGASMIQUE :
Mlle K le dit d’un aliment ou d’un plat qui procure un plaisir extatique conduisant instantanément au septième ciel organique.
REGRESSIF :
Qui appelle aux souvenirs de l‘enfance. Une nourriture régressive, nous replonge dans un cocon de bien-être, l’odeur de la mère, des goûters dont on raffolait étant petits et qu’on a parfois oubliés: comme la tartine de pain toasté avec du beurre et du Banania® dessus ou la madeleine d’un certain Proust.
VOLUPTUEUX :
Qui enveloppe les sens, qui caresse, qui apaise comme un bain chaud plein de mousse.
SEXY :
Piquant, coquin, joli, sensuel, qui donne envie, qui a de belles courbes, qui éveille le désir.
ONCTUEUX :
A la fois doux et crémeux, une soupe ou une sauce onctueuse nappe la cuiller et le palais et s’écoule dans l’œsophage tel un ruisseau chaud et apaisant.
DODU :
se dit d’une chose qui a des formes généreuses et appétissantes.
GOURMANDISES :
Petits plaisirs des gourmandes, souvent douceurs interdites grasses et sucrées, mauvaises pour la ligne et la santé… Les gourmandises sont source de puissant réconfort lorsque la vie se fait contrariante.
LA GENTE MASCULINE :
l’ensemble des personnes (être humains) du sexe opposé au nôtre.
LES NANAS :
Une nana se définit avant tout par un certain état d’esprit. Les nanas forment ensemble une communauté établie selon des règles bien précises: les nanas partagent le même langage comprenant des mots récurrents tels que « shopping » « bons plans » « ragots », « mode », « eux, les mecs» « l’amour » « nous, les filles » « le sexe » « le plaisir » … En général, on parle d’un évènement « entre nanas » pour désigner une chose dont la gente masculine sera exclue.
GUERRE DES SEXES :
La guerre des sexes est née de la différence physico-organique qui s’est faite entre la gente masculine et la gente féminine à l’origine du monde. Pour être menée dans les règles, la guerre des sexes devra s’apparenter à un jeu entre adultes consentants plutôt qu’à un massacre fratricide (sans aucun intérêt). La règles sont rigoureuses, elles ne devront pas être transgressées. (A noter que les transgresseurs en pâtissent toujours, un jour ou l’autre.) Les adversaires se défient en attaquant leurs points faibles respectifs. Ils ont recours à des méthodes dites plus ou moins « douces ». Le but de cette guerre n’étant nullement la mise à mort mais plutôt l’assouvissement du désir, la conquête de l‘autre, et le plaisir de l‘instant. On évitera à tout prix de mettre l’ennemi à terre car dans cette guerre un peu particulière, les vainqueurs mourraient d‘avoir vaincu.
ARME INFAILLIBLE :
Mlle K le dit de la cuisine, car selon elle, au combat, nul homme n’y résiste.
PLAISIR :
Bien-être de l’instant sans lequel la vie ne vaudrait d’être vécue. Le plaisir naît chez la femme bien plus facilement qu’il n’y paraît à l‘homme. Un mot suffit parfois à déclencher une puissante déferlante de plaisir chez cette dernière. Le plaisir est la résultante d’un désir assouvi (qu’il soit conscient ou inconscient) .
MAUVAISE FOI :
Capacité particulièrement troublante de la gente masculine à occulter la réalité des faits. Il arrive en effet que sur le champ de batailles, la force ennemie tente de consolider des positions fausses et dangereuses, dont il a été au préalable démontré qu’elles entraîneraient des pertes massives. C‘est l’ensemble de leur doctrine militaire qui repose sur cette technique de l’ultime coup de bluff qui consiste donc, à déstabiliser la gente féminine grâce à un aplomb estomaquant et à tenter ainsi de réduire les dommages matériels… Lorsque la stratégie échoue, le combat se solde par une décrédibilisation totale, doublée d’une humiliation quasi systématique de l’ennemi ayant usé de mauvaise foi.
FRUSTRATION :
Qui relève du désir contrarié. Une frustration chez la femme est très souvent causée par l’homme, mais elle peut aussi l’être par une nourriture qu’elle apprécie et dont elle se prive pour une raison qui ne nous regarde pas.
DESIR :
Le désir est un vent, souffle des Dieux, qui pousse les forces ennemies l’une vers l’autre ou qui les éloigne à sa guise. C’est un moteur indispensable au combat, agissant comme une force centrifuge sur les cinq sens et permettant au monde de tourner. Mais les Dieux sont fourbes et il arrive que leur souffle soit chargé et rende trouble l’esprit des légionnaires… C’est pourquoi le monde ne tourne pas forcément toujours très rond.
SOIREES PYJAMA :
Pratique courante chez les nanas. Les soirées pyjamas excluent totalement tout émetteur de testostérone, car il s’y dit et s’y passe des choses inavouables qui pourraient choquer voire meurtrir ces derniers. Les soirées pyjamas se pratiquent à partir du collège généralement et n‘ont ni limite d‘âge ni de nombre de participantes…
PEINE DE CŒUR :
Période où le cœur souffre de lésions parfois profondes causées par l’ennemi au combat. La plupart du temps, le soldat s’en remet, mais non sans séquelle.
COMPROMIS :
Accord passé entre les forces ennemies. Un compromis est une sorte d’alliance ou de trêve au combat, tenant compte des intérêts respectifs de chacune des troupes. Pour qu‘il y ait compromis, il doit y avoir eu ce que l’on nomme communément des concessions. On peut également parler de compromis en cuisine, par exemple entre la cuisine nouvelle et la cuisine traditionnelle.
LE MACHO :
Désigne une personne de la gente masculine que l’on reconnaît par ses valeurs obsolètes et déplacées. Le macho base sa vision du monde sur des notions absurdes voire vulgaires, telles que la loi du plus fort, la loi du plus rapide, la loi de la plus grosse quequette ou tout autre truc « plus » que le voisin. Le macho boit de la bière, pisse debout, méprise la femme et roule beaucoup des mécaniques. Mais malgré tout on arrive à bien l’aimer car il suscite, il faut croire, chez la femme, un mélange de pitié et de compassion.
GENTLEMAN :
Par extension devenu adjectif qualificatif pour désigner un gentil garçon sachant traiter la femme avec égards et respect. C’est une espèce de dérivé positif du macho, qui se considère comme un peu supérieur à la femme mais qui prétend mettre cette supériorité à son service pour la protéger et la contenter. Le gentleman semblerait avoir beaucoup souffert du réchauffement climatique, il a été quasiment décimé par l’évolution de la société, ces dernières décennies.
PRINCE CHARMANT :
Image idéale et fantasmée par la nana de l’homme parfait, qui par définition n’existe que dans les contes de fées, mais auquel elle ne parvient pas à renoncer tout à fait. Ainsi bien il lui arrive encore d’y croire, de manière tout à fait irrationnelle et désespérée, et de s’y accrocher… Le prince charmant, tout comme le père noël, sont des concepts inventés par on ne sait trop qui, pour manipuler les petites filles et les petits garçons. La plupart des adultes gardant une âme d’enfant, il devient facile d’attaquer l’ennemi en se servant de ce type de point faible. On notera que le prince charmant sert souvent de camouflage à l‘homme au combat, c‘est une feinte ou encore un piège tendu par l‘ennemi, dans lequel il conviendra de ne pas tomber.
CATWOMAN :
Point faible de la gente masculine.
PRINCESSE :
Femme.
LE ROMANTISME :
Mouvement artistique né en occident autour du 18ème siècle. Par extension on dira du romantisme aujourd’hui qu’il consiste à accepter et cultiver son côté sensible et sentimental au sein du couple afin de créer un cocon amoureux à la fois romanesque et passionné, dans lequel les émois des partenaires pourront librement s‘exprimer. Le romantisme fonctionne excessivement bien sur les sens féminins qui y retrouvent comme un épanchement d’amour courtois des romans de chevalerie du 16ème siècle.
LE FRISSON :
Saisissement physique causé par une émotion forte. Le frisson ressemble à une micro-paralysie d’un instant , il peut être grandement plaisant lorsqu’il est dû à une fièvre amoureuse.
LA NOSTALGIE :
Saveur douce amère qui saisit l’être humain à la gorge sans crier gare. Elle peut s’avérer dangereuse lorsqu’il s’y complait car elle le plonge dans un marasme de souvenirs heureux, appartenant par définition au passé et devenus par la même inaccessibles. A force de vouloir trop bien voir l’eau du puits, on risque d’y tomber ! (disait je ne sais plus trop qui…)
LE BLUES :
Mélancolie triste. Le blues survient de manière parfois tout à fait inattendue et saisissante, il assaille l’esprit et handicape les sens. Le blues plonge l’être humain dans une apathie morne, dans laquelle il ne trouve plus goût aux plaisirs simples. Pour éviter le blues, il conviendra de ne pas rester seul et de fuir les endroits qui rappellent à l’esprit un certain type de souvenirs.

